Fallout 76

La journée des réclamations

Je m’appelle Gerard. Simplement Gerard, sans accent. La machine d’authentification des noms de Vault-Tech n’en voulait pas. Alors on fait avec, et on finit par s’habituer.

carte id

Citoyen Gerard, paré à faire revivre les banques d’images dans les Terres Dévastées

Hier soir, c’était la fête avant la grande sortie de l’Abri 76 pour aller repeupler l’Amérique. Moralité, ce matin, j’ai la gueule de bois. Tandis que j’émerge difficilement du lit, je réalise petit à petit que tout le reste de l’abri s’est bel et bien barré. Joli exemple de solidarité, elle va être belle la nouvelle civilisation tient.

Maintenant que tout le monde est parti, je me dis que ce n’est tout de même pas si mal cet abri. Un lit confortable, l’eau courante (même si ma douche est froide), de quoi se distraire… Sérieusement, qui a eu cette idée stupide de décréter qu’on devait tout lâcher pour aller risquer nos fesses face à je ne sais quelle créature mutante dans les Terres Dévastées ?

Pendant que je me balade tranquillement dans le bureau de la superviseure, à la recherche de sa réserve secrète de gnôle, j’obtiens la réponse à ma question. Sur son ordinateur, je trouve une petite note de Vault-Tech qui prévient que les dysfonctionnements techniques auxquels nous faisons face depuis quelques semaines étaient programmés. Ça explique l’eau froide de ma douche. Là où ça devient problématique, c’est que le système d’aération va lui aussi être coupé. Il semblerait qu’il va bien falloir dire adieu à mon lit douillet.

Alors que je me dirige vers la sortie, j’ai la preuve de la foi de la superviseure en notre intelligence supérieure. On a le droit à de jolis petits panneaux nous montrant la direction, avec des cadeaux pour se préparer à survivre dehors. Une bouteille d’eau par exemple. Su-per.

reste de fete

La vodka, ça compte pour s’hydrater ? Je demande mais c’est pour un ami, hein.

Après avoir récolté l’ensemble de mon kit de survie et surtout mon superbe chapeau de fête, direction la sortie.

Mon p’tit Gerard, c’est parti pour l’aventure. Je ne suis pas déçu. Après quelques centaines de mètres dehors, je suis accueilli par les lasers de minuscules robots communistes. Plus de peur que de mal, ça picote surtout, mais j’ai quand même failli me casser la cheville en détallant comme un lapin. Au détour d’un vieux camion de l’armée pas très en forme, j’ai réussi à trouver une pétoire. Juste ce qu’il fallait pour laisser vibrer ma fibre maccarthyste et réduire en poussière les tas de ferraille à étoile rouge.

robots

Le Péril rouge s’est introduit en Amérique, nous sommes perdus !

Bon, j’ai sans doute fait un peu d’excès de zèle car après écrasées à coup de crosse une dizaine de ces cochonneries, la moitié du flingue m’est resté entre les mains. Bravo Gerard, bien joué. Il fait nuit, je n’y vois strictement rien, et ma seule arme est un bout de bois. Ça va être vite compromis à ce train-là de make America great again

repeupler

Repeupler l’Amérique qu’ils disaient…

J’aperçois une petite lueur au loin. Je sais pertinemment que c’est une mauvaise idée d’y aller, mais j’y vais quand même. Pour tomber sur des grenouilles de la taille d’un gros chat. Bon, après tout, les Français mangent bien des cuisses de grenouilles, et il commence à faire faim… J’installe ma mallette C.A.M.P pour me préparer un campement temporaire, et c’est parti pour un bon petit barbecue. J’espère juste que le feu ne va pas attirer des sales bêtes.

 

Catégories :Fallout 76, Fun