Tribulations actives

Linky, mon amour

C’est un fait, le fameux compteur Linky n’a pas vraiment la cote. Entre ceux qui l’accuse de les rendre malades à cause des ondes (les pauvres, obligés d’utiliser une « space blanket » comme Charles McGill de Better Call Saul), ceux qui le trouve coûteux (parce que payer le coût réel plutôt qu’une estimation, c’est franchement scandaleux) ou encore ceux qui voit en lui une émanation de Big Brother (attention à la caméra infrarouge installée par Enedis pour vous espionner), le petit compteur vert est de toute évidence l’objet de bien des fantasmes.

Cat in a tin foil hat looking up

C’est très vilain de se moquer des gens qui ont une maladie imaginaire. Le chat de Gérard, en revanche, on peut.

Eh bien, moi, je dois vous avouer que je l’aime bien, ce fameux compteur intelligent. D’abord, parce que toutes les critiques évoquées précédemment sont bien mignonnes, mais elles n’ont rien de rationnel, or, je le suis, rationnel. Et le constat est simple : lorsqu’il a fallu « ouvrir les compteurs », selon l’expression consacrée, lors de mon arrivée au Mans, la situation était bien différente entre l’électricité et l’eau.

D’un côté, un simple coup de fil à mon fournisseur d’énergie, suivi d’une discussion avec une interlocutrice fort aimable, et l’affaire était réglée en une dizaine de minutes, je n’avais plus qu’à activer ce cher Linky en appuyant sur un bouton. Simple, rapide, efficace. Tout ce que j’aime.

Mais pour l’eau, c’est une tout autre affaire ! Tout commence également par un coup de fil, mais à la communauté urbaine cette fois-ci, qui, évidemment, n’indique pas ses horaires d’ouverture sur Internet. Une fois la personne compétente atteinte s’en suivent plusieurs échanges de mails pour fournir les pièces justificatives, puis un formulaire papier à retourner, une confirmation à attendre, puis un RIB à fournir, toujours par courrier. Fastidieux, lent, inefficace. Tout ce que je déteste.

Bon, ça ressemble à un tacle facile opposant service au public et service public, mais le fond de l’affaire n’est pas là. L’accès à l’emploi, lui, entre autres épisodes de la vie nécessitant une certaine mobilité, demande de pouvoir se concentrer plutôt sur sa période d’essai que des souscriptions parfois bien laborieuse.

Et donc de vous confirmer que si je ne peux me prononcer sur les effets des ondes électromagnétiques, l’onde municipale, elle, file bien des migraines.

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