Tribulations actives

Noir, c’est noir

On ne dirait pas comme ça, mais un volet, à plus forte raison quand il s’agit de celui de la pièce principale d’un appartement, c’est tout de même très important. Et quand on le casse et qu’on se retrouve plongé dans le noir… on réalise très vite à quel point c’est problématique. 

L’ironie a tendance à me poursuivre : au moment de l’état des lieux, mon aimable interlocuteur déplorait l’absence de système électrique, affirmant que, tout de même, tourner la manivelle, c’était fatigant. Naïvement, je lui répondais que ça ne me posait guère de problème. Si j’avais su que, quelques semaines plus tard, la poignée de la manivelle en question allait me rester dans les mains, sans doute aurais-je tenu un tout autre discours. Toujours est-il que jusqu’ici, bien que sans poignée, il était toujours possible d’actionner le volet.

Là où les choses deviennent croustillantes, c’est lorsque mon père, bricoleur du dimanche devant l’éternel, persuadé de pouvoir régler le problème, n’a fait que l’aggraver. Et a plongé mon appartement dans les ténèbres. Une nouvelle preuve, s’il en était besoin, que l’amateurisme n’amène rien de bon. 

Alors, las, j’ai dû me résigner à contacter mon bailleur. Pour me heurter à son silence dix jours durant. Au comble du désespoir, alors que je devais recevoir des amis dans les jours à venir, je ne pouvais me résoudre à ne leur offrir qu’un volet pour seul paysage. J’ai donc fait ce qu’une personne avisée fait face à un problème qu’elle ne peut résoudre elle-même : j’ai contacté un professionnel. À peine quelques heures plus tard, le spécialiste œuvrait, et soudain, la lumière fut.

Contractor looking at window roller shutter

Gérard, le menuiser roublard, se demande : « Est-ce que je lui facture la peinture antirouille et le Bluetooth, ou est-ce que ça va faire louche ? »

Et parce que l’ironie repointe toujours son nez dans mes histoires, j’ai bien eu des nouvelles de mon bailleur. Une dizaine de minutes après lui avoir transmis la facture, pour me confirmer que c’était à moi de la payer. C’est quand même bien, de se savoir accompagné.

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