Cultures en pots

Geek c’est chic

« La culture, c’est comme la confiture, moins on en a et plus on l’étale » m’édicte crânement ma camarade de cour de récréation du haut de ses dix ans. Doué déjà de plus de 147 de QI dans mon école primaire de quartier, au moins sur une échelle relative, je ne pouvais qu’hésiter dans la compréhension de la célèbre expression de Françoise Sagan. Imaginer qu’on puisse faire étalage de sa bêtise à son corps défendant me semble tout à fait aussi plausible que d’essayer de camoufler son imbécilité en multipliant les domaines d’incompétences. Dans mon cercle d’amis imaginaires surdoués, incluant le spectre de Françoise Dolto, mais uniquement parce qu’un psychanalyste fait un excellent con pour un diner du même nom organisé par des sceptiques, 63 % des sondés penchent pour la première interprétation, 52 % pour la seconde, et j’ai le sentiment que 100 % n’ont toujours rien compris puisque ma statistique est fausse.

Bref, je dérive, parce que m’interrogeant ainsi sur la nature profonde de la notion de culture, j’en arrivais à celle de divertissement. Bon, franchement, je vous sortirai mes élucubrations précises en la matière une prochaine fois, dans un espoir à peine voilé de réussir à braquer à la fois les ardents partisans d’une démocratisation exigeante du binage des poireaux, et les élitistes conservateurs du sarclage des navets, et faute de place ici. Où comment la sous-culture subversive veut acquérir ses lettres de noblesse, parce que bon, voilà, taper la manche ça fait mal à la main et les subventions c’est quand même plus pratique pour mon tableau Excel, et devient en elle-même artisane réactionnaire d’une libéralisation prolétarienne aliénante du divertissement. Je sais, de rien, merci.

En attendant de trancher la question, et tout à fait dans un autre registre, je ne peux qu’attirer, cher lecteur si tu es encore là, par hasard, ton attention sur le formidable évènement qui va débarquer dans la ville du Mans très prochainement (non, Le Foll, c’est déjà fait, haha, qu’est-ce qu’on rigole) : la première mouture du Festival GeekLife du camarade Jean-Christophe Camus. Ça se déroulera le 2 et 3 février 2019 au Centre des Expositions et c’est très important. C’est très important parce que c’est l’occasion d’occuper utilement un week-end d’hiver qui ne manquera pas d’être pluvieux/neigeux/venteux/moussonneux (voir le site du GIEC à ce moment-là pour plus d’informations) pour aller parler et échanger autour du jeux vidéo, du manga, des comics et de tout ce qui fait le sel de la pop culture/divertissement/confiture, vous l’avez compris, on n’a pas encore tranché.

Pourquoi prendre de l’avance ? Eh bien pour les Pass VIP pardi ! 22 € pour les deux jours, le sentiment de supériorité en plus, et l’occasion de voir et de rencontrer pour l’occasion tout un tas de célébrités et sommités de l’univers « geek », ce qui ne fait que souligner mon grand âge, puisqu’à mon époque on disait « nerd », voir « ducon », et que je ne reconnais que Marcus époque GameOne première génération. En tout cas, moi j’y serai à 9h, avec mon Pass VIP, pour lui claquer la bise.

Two nerds staring at a keyboard

Un bon Gérard se méfie systématiquement d’un clavier qui n’est pas un modèle M de chez IBM.

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