Leçons (im)pertinentes

La chronique pratique Rhêtorikê n°1

[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »2006″ img_size= »medium » style= »vc_box_circle_2″ css= ».vc_custom_1496848052237{margin-top: 15px !important;margin-bottom: 15px !important;} »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Oups…

 

Selon une récente étude (Shutterstock.com/Gajus), seulement 7 % du contenu d’un e-mail serait perçu par le destinataire. Autrement dit, vous avez 93 % de chance pour que votre message soit sujet à interprétation. C’est le problème du non-verbal : un point d’exclamation mal placé, un verbe au futur un poil autoritaire et vous passerez pour le Kim Jong-un de votre boîte en un rien de temps.

Voici quelques règles, non exhaustives, pour un bon usage de votre messagerie :
– Soyez précis dans l’objet de votre mail. Un « RE : RE : FWD : Question » n’attirera que très peu l’attention de vos destinataires. L’objet doit être bref et explicite. Il en est de même pour le corps de votre message, sous peine de provoquer chez votre lecteur un découragement certain, voire un désespoir total.
– Rien de plus irritant qu’un message marqué « urgent » avec accusé de réception, qui se révèle être juste une confirmation de rendez-vous pour la semaine suivante. À ne pas utiliser à tort et à travers, sauf si vous voulez passer pour un control freak ultra stressé (à vous de voir).
– À proscrire : les mails rédigés en majuscule, qui donnent l’impression que vous hurlez, et la multiplication des points d’exclamation. Un « Je n’ai pas compris ???!!! » vous vaudra d’être vaudouisé sur le bureau de votre destinataire.

Cas pratiques
1. Votre petit moment de gloire est arrivé ; vous remettez à sa place Jean-Gérard de la compta en lui signalant une erreur dans son document. Bonne idée : vous voulez transférer votre message à Marie-Brie du marketing, qui n’attendait que cela, avec l’entête « Oh, le naze ». Mauvaise idée : vous vous trompez et cliquez sur « Répondre ». Il est déjà trop tard.
2. Vous transmettez une pièce jointe à Marie-Brie pour la prochaine réunion d’équipe. Bonne idée : vous lui racontez au passage votre folle soirée mojito de la veille où toute trace de votre dignité a disparu. Mauvaise idée : Marie-Brie transfère ladite pièce jointe à qui de droit (soit toute l’équipe, votre boss compris) sans supprimer votre message privé. Profitez-en pour prendre votre journée de RTT.

En bref, relisez systématiquement votre message et vérifiez les destinataires (et la pièce jointe !) avant l’envoi. Et si vous n’êtes pas sûr de vous, privilégiez les échanges par téléphone…

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Catégories :Leçons (im)pertinentes